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Roger Nordmann

Conseiller national

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Article 9 février 2010

Avenir énergétique de la Suisse : subir ou forger ?

Tôt ou tard, les ressources pétrolières et gazières de notre planète s'épuiseront. Au rythme effréné de la consommation actuelle, cette échéance se rapproche rapidement. Même l'Agence internationale de l'énergie, l'organe le plus optimiste en matière de disponibilité du pétrole, s'attend à un plafonnement de l'extraction pétrolière conventionnelle dès maintenant, puis à une baisse à l'horizon 2020 ou 2030. Lorsqu'on sait que le pétrole et le gaz couvrent 68 % de la consommation énergétique actuelle de la Suisse, on se rend bien compte que notre pays - comme tous les autres - ne sortira pas indemne de la crise qui se dessine.

Avec son initiative pour l’emploi « De nouvelles places de travail grâce aux énergies renouvelables », le PS Suisse propose d'empoigner le taureau par les cornes. L'idée de base est toute simple : il s'agit de réduire notre dépendance aux énergies fossiles dont le nucléaire. À cet effet, il faut utiliser de manière plus efficace l'énergie que nous consommons actuellement et la produire de manière renouvelable. En d'autres termes, il s'agit d'imposer un véritable changement structurel à notre économie à notre société. Comme l'énergie joue un rôle dans toutes nos activités, il est évident que cette transformation représente un travail considérable et qui s'inscrit dans la durée. Les investissements nécessaires, publics et privés, se montent à plusieurs dizaines de milliards de francs. Si ces chiffres paraissent élevés, il faut les mettre en rapport avec les dépenses énergétiques qu’ils nous permettrons d’éviter à l’avenir, d’autant plus que ces dépenses prennent l’ascenseur en raison de la hausse des prix. Alors qu’en 2004, nous importions pour quelques 6 milliards de produits fossiles, la facture s’est élevée à plus de 13 milliards de francs en 2008. Réduire progressivement notre consommation fossile s’impose donc non seulement sur le plan climatique, mais aussi sur le plan strictement comptable.

Face à ce défi, notre pays pourrait faire la même erreur que dans le dossier du secret bancaire, à savoir faire le dos rond et attendre en espérant naïvement que l’orage éclate ailleurs. En matière énergétique, la droite privilégie cette attitude, sans doute dans le secret espoir de pousser le pays dans les bras de l’atome. Pour le PS, il faut au contraire anticiper les évolutions futures en assainissant les bases énergétiques de notre pays. L’intérêt n’est pas seulement comptable, énergétique et climatique, mais aussi économique. En effet, les investissements à entreprendre impliquent une mise en œuvre considérable et donc la création de places de travail et le renforcement du savoir faire. L’assainissement énergétique de quelque 1,5 million de bâtiments, le renforcement des infrastructures de transports publics, ou le développement de la capacité de production des énergies renouvelables offrent ainsi d’extraordinaires perspectives en termes dynamiques. Pour les pays qui prendront les devants en matière d’innovations technologiques, d’intéressants marchés d’exportation s’ouvriront.

Mais c’est peut-être encore en tant que projet politique que cet assainissement est le plus intéressant. Il offre à notre pays, désorienté par son isolement et par la crise financière, la possibilité de conquérir un champ d’action porteur de sens. La défense crispée de la grandeur passée de notre place financière n’est pas un projet prometteur, fédérateur et passionnant. En revanche, faire de notre pays un leader de l’énergie renouvelable et de l’efficacité l’est indubitablement. C’est aussi pour saisir cette chance que le PS lance cette initiative.

 

PS 9.2.2010

  

 

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