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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

Parti socialiste vaudois / lausannois

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Article www.roger-nordmann.ch 13.11.07

Pour relever la tête: miser sur la clarté et la diversité

Au lendemain des élections, on a pu entendre des commentaires d’une rare stupidité sur de prétendues futures bisbilles entre « modernistes » et « syndicalistes » au sein du parti socialiste. Or objectivement, rien ne justifierait la renaissance de ces conflits:

  • Il n’y a rien de plus moderne et actuel que la lutte pour de bonnes conditions de travail et de bons salaires.

  • Les salariés sont aussi des êtres humains qui veulent vivre dans un environnement sain et ne pas se faire tondre dans leur rôle de consommateurs qui dépensent le fruit de leur travail, ou dans celui de locataire.

  • Le PS peut être fier d’avoir des électeurs de toutes les couches socio-économiques : d’une part des gens en position économique précaire qui votent dans leur propre intérêt direct, et d’autre part des gens en situation plus confortables (les « Bobos ») qui estiment cependant que la société doit être solidaire et permettre à toutes et tous de bien vivre. Car finalement, l’essence du programme socialiste, c’est justement de permettre à l’entier de la population de vivre dans de bonnes conditions, et non pas de diviser la société en couches socio-économiques imperméables.

  • Et enfin, les électeurs PS refusent unanimes et le démontage de l’Etat de droit par la droite nationaliste.

La diversité est la clef du succès Et sans surprise, dans quatre cantons (FR, BL, JU et VD) sur les cinq où le PS a progressé, le parti et les candidats ont mené des campagnes diversifiées, avec des candidats qui incarnaient des messages clairs sur ces différents sujets. Inversement, le PS a mal marché là où le positionnement était faible, confus ou unilatéral. En matière de position, la diversité et la clarté ne s’excluent pas. Au contraire, c’est la juxtaposition de messages clairs sur plusieurs sujet qui rend le parti attractif. Car chaque électeur a des attentes multiples, et l’on ne peut segmenter l’électorat comme dans le marketing des automobiles ou des poudre à lessives.

Un positionnement clair ne signifie pas nécessairement un positionnement extrémiste ou d’une grande radicalité au sens étymologique du terme. Dans de nombreux dossiers, une position modérée défendue avec fermeté est plus crédible et compréhensible par l’électorat qu’une surenchère verbale dont on sait d’emblée qu’on ne la mettra jamais en oeuvre. Dans d’autres cas, une position sans compromis est la seul compréhensible et cohérente.

Dans de nombreux canton, en particulier en Suisse alémanique, notre message central de répartition équitable des revenus n’a pas été formulé et véhiculé clairement. Dans certain cas, c’est notre position environnementale qui n’a pas suffisamment été affichée, facilitant une hémorragie au profit des Verts.

En plus de la confusion des message, la campagne a été déficiente dans l’orchestration, l’organisation et la logistique. Facteur aggravant, dans certains sections cantonales, la gestion des ressources humaines est insuffisante, pour ne pas dire inexistante: on a omis de préparer une nouvelle génération de futures locomotives électorales, ce qui s’est vu sur les listes, puis dans le résultat. Autant le dire clairement, il y a un important travail de redynamisation du parti auquel nous devons nous atteler.

Premier test le 12 décembre Avant même la votation de février 2008 sur les nouveaux rabais fiscaux pour gros actionnaires, l’élection au Conseil fédéral permettra au PS de retrouver un premier positionnement clair. Pendant la campagne, le PSS a pratiqué un slalom spécial aussi illisible qu’illogique, en défendant la concordance, puis en attaquant tantôt M. Blocher, tantôt MM. Merz et Couchepin.

A partir de maintenant, il faut clarifier la position, qui doit à mon sens être la suivante : « le PS est favorable à la concordance. Pour cette raison, il réélira 6 des 7 Conseillers fédéraux sortant et cherchera à obtenir le remplacement de M. Blocher, fondamentalement incapable de collégialité et irrespectueux de l’Etat de droit, par une personnalité plus adéquate ».

Les discussions avec les autres partis républicains (verts, pdc et prd) permettront au PS de déterminer sur quelle autre personnalité de quel parti il portera ses voix le 12 décembre. Le risque de réélection de M. Blocher est très élevé, mais il n’y a pas de fatalité, et il ne faut pas baisser pavillon. Ce serait confondre position et pronostic. Nos fidèles électrices et électeurs attendent de nous que nous tenions au bout nos positions claires et courageuses. Le rôle du PS n’est pas de d’aider à dérouler le tapis rouge devant la droite musclée, d’autant plus qu’il n’y a, en l’occurrence, strictement rien à attendre en retour, sinon la perte de notre crédibilité.

 

www.roger-nordmann.ch 13.11.07

 

 

  

 

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18.2.2017