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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

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Article PSS,  18.10.2006

La tentative de nier la réalité européenne.

Pourquoi l'UDC, les Démocrates suisses et la Lega s'attaquent au milliard d'aide à la cohésion par le biais du référendum contre la Loi fédérale sur la coopération avec les Etats d'Europe de l'Est ?

A l'intérieur comme à l'extérieur, la politique de ces milieux consiste à dénigrer la dignité humaine. Or, l'aide au développement, dans ses différentes variantes, est tout d'abord une question de dignité, à double titre. Il s'agit d'une part d'aider les populations concernées à vivres dignement. Et d'autre part, il s'agit, pour un pays riche comme le nôtre, d'être digne de son rang en aidant les pays démunis à sortir la tête de l'eau. Les récentes attaques de M. Blocher contre l'aide au développement montrent bien la cible qu'ils poursuivent.

Le second point qui insupporte l'UDC dans ce projet de loi, c'est que cette aide s'inscrit dans une réalité européenne que l'UDC cherche justement à nier. Or, comme autrefois envers la Grèce, l'Espagne et le Portugal, l'Union fournit aujourd'hui un colossal effort de solidarité avec ses dix nouveaux pays membres. Elle prévoit d'investir 231 milliards de francs en 7 ans, soit 33 milliard de francs par ans pour stabiliser les nouvelles démocraties et contribuer à leur prospérité. Comme à l'époque dans les pays méditerranéens, les progrès socio-économiques à l'Est sont considérables, ce qui prouve l'efficacité de cette politique européenne.

Notre contribution de 100 millions par an demeure donc très modeste en comparaison. Mais c'est une première réjouissante : elle permet de montrer concrètement la solidarité de la Suisse. Et surtout, le fait de voter Oui le 26 novembre est une manière de dire notre attachement à l'œuvre de pacification, de développement et de solidarité que représente l'Union Européenne. C'est peut-être la première fois que nous pouvons le faire dans les urnes, malgré notre statut aliénant de non-membre. On rappellera à cet égard que c'est aussi à cause l'UDC que la Suisse s'est, en approfondissant le bilatéralisme, peu à peu enfermée dans un statut de membre de fait à 80% de l'UE, mais sans droit de vote.

Il était particulièrement légitime que l'UE nous demande de participer également à cette effort, car les accords bilatéraux nous font directement bénéficier du développement à l'est, notamment en terme de marchés d'exportation. Refuser cette contribution reviendrait à resquiller, et c'est exactement la politique proposée par les milieux anti-européens. Le simple pragmatisme conseille pourtant de ne pas adopter cette attitude, car il est évident que les 25 pays de l'UE seront vraiment mal disposés à poursuivre des discussions avec un resquilleur. On peut donc dire que le milliard de cohésion est le prix du ticket bilatéral.

Dans ce contexte, il faut dénoncer avec vigueur l'hypocrisie de l'aile affairiste de l'UDC, avec son comité contre l'effort de cohésion. Ces gens font des affaires à l'Est, par exemple en vendant des trains, ils engagent du personnel venu de l'Est. Pourtant, sans l'effort de préparation à l'adhésion de ces 10 pays, puis de cohésion ensuite, ces marchés n'existeraient pas, ou en tout cas pas dans leur ampleur actuelle.

En refusant le milliard, ils refusent d'honorer l'autre part du contrat moral, ce qui n'est vraiment pas acceptable. Jamais il ne prendraient le risque de traiter de la sorte les clients et les fournisseurs de leur propre entreprise. Cela montre bien qu'ils y voient tout simplement encore un moyen de brasser la soupe brunâtre qui constitue leur font de commerce électoral, en stimulant les réflexes étroitement égoïstes et nationalistes. Ceux justement que la construction européenne a permis de surmonter pendant 60 ans.

Service de presse du PSS,  18.10.2006

  

 

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