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Roger Nordmann

Conseiller national, Président du Groupe socialiste du Parlement

Parti socialiste vaudois / lausannois

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Article Domaine Public, 25 mai 2001

Projet triangulaire de coopération universitaire VD-GE: Une chance à saisir pour la place universitaire

 

Une fois n'est pas coutume, les cantons de Vaud et de Genève se sont mis d'accord sur la réalisation d'un projet ambitieux répondant au nom de « Sciences, vie, société ». Ce projet triangulaire UNIL, UNIGE et EPFL vise à développer sciences humaines et sociales, les sciences de la vie, la pharmacie et les sciences de base (maths, physique et chimie). Le projet est combattu par une coalition hétérogène composée de la Société vaudoise de pharmacie, de la Ligue vaudoise et de la Fédération des associations d'étudiants (FAE) de l'Université de Lausanne. Si les oppositions fédéraliste et corporatiste à courte vue ne résistent pas à l'analyse, l'opposition de la FAE mérite un examen plus approfondi.

La FAE émet trois reproches distincts à l'encontre du projet triangulaire. D'une part, les associations d'étudiants n'ont pas été consultées de manière adéquate. D'autre part, le projet triangulaire ne contribuerait pas directement à l'amélioration du taux d'encadrement, insuffisant, dans les deux premiers cycles. Enfin, le projet dénoterait une vision utilitariste des sciences humaines et sociales, excessivement liée à l'enjeu de la génomique

La consultation de la liste des projets de recherche en sciences humaines montre que cette dernière critique est infondée : le fait que trois des dix projets aient un lien avec la génomique ne permet absolument pas de conclure à une quelconque forme d'instrumentalisation des sciences humaines et sociales. De plus, ces nouvelles ressources s'ajoutent aux budgets existants, dont l'usage reste inchangé.

Déficit d'encadrement

La question du taux d'encadrement est plus complexe : il faut d'abord observer que les postes de professeurs engagés en génomique et en sciences humaines et sociales auront également des charges d'enseignement, ce qui aura indirectement pour effet une amélioration de l'offre de cours. Toutefois, il est vrai que les étudiants n'ont pas obtenu, à ce stade, de garantie formelle qu'une part suffisante des enseignements sera consacrée au premier cycle. Cela s'explique notamment par le fait que cette question est du ressort des facultés, et non du rectorat.

En revanche, contrairement à ce qu'affirme le professeur lausannois Von Ungern-Sternberg, il n'est pas possible d'utiliser directement pour l'encadrement les 32,8 millions libérés par le transfert des maths, de la physique et de la chimie (voir encadré) : le canton de Vaud et l'Université de Lausanne se sont formellement engagés auprès de la Confédération et de Genève à utiliser ces moyens pour les pôles de génomique et de sciences humaines et sociales. Si l'UNIL « détournait » ces moyens, le projet triangulaire ne serait pas mis en ouvre et la Confédération serait libérée de ses engagements. On voit donc qu'un rejet du projet empêcherait un progrès, certes insuffisant, sur le plan de l'encadrement, sans offrir d'autres alternatives que le status quo, puisque la manne fédérale s'envolerait.

Enfin, le reproche de la FAE sur la participation est absolument justifié. Les structures de pouvoir de l'Université, aussi féodales que paralysantes, n'ont pas permis de mettre en place une vraie participation : comment la FAE aurait-elle pu intervenir efficacement dans des procédures mal définies et filandreuses où l'essentiel se joue au niveau informel ? Toutefois, ce constat récurrent ne justifie pas de torpiller le projet triangulaire et tout ce qu'il apporte à la région, sur le plan de la formation, de la recherche et de l'économie. En revanche, ce déficit permanent de participation devrait amener la FAE à appuyer une réforme des structures de l'UNIL allant vers davantage de centralisation et de démocratie interne : or pour l'instant, la FAE s'est plutôt rangée du côté des opposants à ce type de réforme. A noter que l'AGEPOLY, qui représente les étudiants de l'EPFL, a décidé d'apporter un soutien critique au projet triangulaire. rn

Les objectifs et les moyens

L'UNIL, l'UNIGE et l'EPFL ont convenu de procéder à une redistribution des spécialités et de constituer deux pôles d'enseignement et de recherche, l'un en sciences humaines et sociales, et l'autre en génomique fonctionnelle.

L'EPFL recevra 50 millions par an de la Confédération pour reprendre et renforcer les unités de mathématiques, de physique et de chimie de l'UNIL. Le montant ainsi libéré au budget de l'UNIL (32,8 millions par an) sera entièrement maintenu au budget et affecté au projet triangulaire, de la manière suivante :

  • 22 millions serviront à la constitution du pôle de génomique fonctionnelle, qui comprendra notamment le futur Institut de génomique rattaché à l'UNIL

  • 10,8 millions seront consacrés au développement du pôle de sciences humaines et sociales, dont la mission sera également d'assurer des enseignements aux étudiants de l'EPFL. En contrepartie, cette dernière offrira des enseignements en mathématiques, physique et chimie aux étudiants de l'UNIL.

Parallèlement, il est prévu de regrouper l'Ecole romande de pharmacie sur le site de Genève. Ce regroupement rend possible l'adjonction de trois branches au plan d'étude des futurs diplômés en pharmacie. Sur le plan logistique, ce regroupement permet d'accueillir le futur Institut de génomique dans le bâtiment des pharmaciens lausannois, achevé il y a dix ans à grands frais et aujourd'hui largement sous-occupé.

Domaine Public, 25 mai 2001

 

 

  

 

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